A la maison, mon copain Gribouille ne sera plus là. Gentil lapin qui m'a connu du haut de mes trois mois, plus petite que lui, à tel point qu'il pensait que j'étais une lapine. Je vous explique pas la trouille que j'ai eu ! Et puis, avec le temps, on aimait bien s'embêter mutuellement. Lui me copiant dans la litière et fouillant dans mes poils pour des bisous disant "je t'aime bien", moi lui donnant des tapes sur la tête quand il était un peu trop prêt et l'observant avec beaucoup d'amusement.

Mais ces départs font partie de la vie et il faut les accepter. Moi-même, Cyiane, l'ai admis depuis longtemps et il faut dire que nos chatons apportent de la gaieté à la maisonnée et à nous, nous aident à passer ces caps difficiles mais obligatoires un jour ou l'autre. Car en grandissant, nous les adultes, on s'assagit et les chatons nous donnent les ailes de la jeunesse pour faire des courses poursuites, bons de cabris, laissant parfois gagner le chaton qui nous course, dans la joie et la bonne humeur !

Depuis que mes petits ont rejoins leur famille respective, je suis heureuse de savoir qu'ils sont partis chez des gens tout simplement géniaux, apportant tout ce que mes chatons leur demande : amour, présence et respect. Je vous l'avoue à présent, depuis qu'ils sont partis, je profite de mes siestes, plus proches de la grasse matinée, pour reprendre ma petite vie routinière de matriarche de la tribue. Surveillant ma humaine et lui demandant de me prêter son bras aux pattounages chaque soir, comme pour dire bonne nuit.

Je tolère Han qui, à présent, du haut de son air posé et calme, commence à ressembler à un bien joli matou, massif de la tête aux pattes. Ma humaine aime lui pincer ses grosses joues de bébé et lui aime aussi, ronronnant d'être si dorlotté. Et oui, c'est peut-être un grand gaillard, son caractère est si calme qu'il pourrait faire le bébé dans les bras de ma humaine toute la journée. De l'attention, c'est quelquechose qu'il aime par dessus tout, assis devant l'ordinateur, volontairement appuyé sur le clavier à en faire défiler des écritures, il a l'art de s'imposer en douceur. C'est sans doute pour cela que je le laisse faire alors que j'impose mes horaires aux autres qui acceptent sans problème. Je crois que c'est tout l'art d'être charmeur.

 

Pendant ce temps, les petits de Faltazi grandissent toujours aussi bien et son en pleine forme. Tout ronds, tout poilus, ils réclament ma humaine entre deux nounous félines. Car autant Fizik se dit qu'elle n'a pas assez de chaton et donne un coup de main à Faltazi, autant moi-même, aime mettre ma truffe dans leurs affaires et voir si tout est en bon ordre. Ne vous inquiétez donc pas, les petits sont sus bonne garde et surveillance !